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A Bord de la chaloupe Poulligwenn

La jeune vieille chaloupe sardinière, juste sortie de carénage, est l’objet de toutes les attentions de l’association qui gère et entretient le bateau en bois. Les promeneurs restant à quai, l'observent, le regard envieux, lors de ses sorties en mer.

20 ans cette année ! La chaloupe sardinière avec ses voiles rouges et ses deux mats en pin d’Orégon, a paradoxalement une histoire courte. Elle a été construite  en 1992, d’après des plans du chantier naval Pradel du Croisic pour participer au concours «  bateaux des côtes de France » de Brest et Douarnenez (5e prix). Elle appartient à la commune du Pouliguen et sa gestion a été confiée à une association.

Mémoire vivante du patrimoine

Cette réplique au poids respectable de six tonnes est pourtant un bateau assez manœuvrant. Évidemment pour des raisons de confort et de sécurité, l’on y a ajouté un moteur diesel et deux canots de survie de six places chacun.
Le président de l’association « La chaloupe sardinière » est Didier Fraslin : « Cette chaloupe est la mémoire vivante de notre patrimoine ». Les 112 adhérents du club l’ont bien compris, ce sont eux qui, au fil des ans, font vivre ce bateau qui nécessite beaucoup d’entretien, de savoir-faire et parfois de débrouille. Par exemple les taquets sont réalisés avec des manches de pioche usinés au tour à bois.
Car cet entretien coûte cher. Il est financé par les cotisations, mais aussi par des sorties pédagogiques avec des classes de mer. 1 000 enfants chaque année découvrent la navigation à la voile et à l’ancienne et participent aux manœuvres. 40 sorties sont ainsi organisées sous l’œil expert et vigilant du skipper diplômé Bruno Millischer. Ce Francomtois, habitant Saint-Nazaire est le maître à bord : « Ce navire navigue beaucoup avec ses adhérents. Mais il accueille aussi des enfants de maternelle et de primaire, de mars à novembre ».

L’apprentissage du silence de la mer

« Je dis souvent aux enfants qu’ils sont privilégiés, qu’il faut profiter du moment, c’est un gros  et lourd bateau qui n’avance pas bien vite, complètement écolo. C’est calme, il n’y a pas de bruit (à part, parfois les scooters de mer) Alors, je leur dis : regardez, écoutez, sentez, mais surtout taisez-vous. Ne me cassez pas les oreilles, c’est un moment privilégié. Ils vivent toute l’année dans des conditions terribles dans leurs grandes villes. Ce silence leur fait peur, sans doute, mais, une fois qu’ils ont accepté ce rythme, ils s’endorment à bord… ».
« Ma préoccupation est de transmettre mon savoir. L’on s’est aperçu que ce bateau appartient aussi aux gens du Pouliguen, donc, l’association a ouvert des possibilités de faire monter à bord du public pour des sorties ».

La course à la sardine

Pour essayer d’imaginer le travail à bord d’un tel bateau, il faut replonger dans les souvenirs des anciens, Bruno Millischer : « Sur le pont devaient se trouver cinq à six solides gaillards qui naviguaient à la voile et à la rame, sans moteur. Ils partaient pêcher la sardine à l’intuition et grâce à leurs  connaissances du milieu, ils trouvaient les bancs de poisson. Ils baissaient les mâts pour avoir plus de stabilité, le bateau dérivait dans le lit du courant traînant de longs filets droits. Le poisson appâté, une fois pêché était placé dans des paniers en osier, puis c’était la course pour rentrer pour être le premier à vendre sur le quai ».
Les membres utilisent aussi le navire pour des sorties, pêches,  promenades et participent à des rassemblements de vieux gréements, comme dans le golfe du Morbihan (prévu du 30 mai au 5 juin prochain).
Évidemment, les balades sont source d’anecdotes et parfois de franches rigolades, une parmi d’autres. Didier Fraslin : « Il n’y a pas de WC sur le bateau, mais un seau, un vieux pot de chambre que l’on a décoré.  Certains des adhérents refusent de prendre la mer pour une journée, par pudeur de faire leurs besoins. Pourtant, on ne regarde pas et on met des serviettes pour isoler, mais ça gêne énormément… ».

Et puis, sans pudeur cette fois, le président dévoile l’histoire du GPS embarqué qui devait ramener le Poulligwenn à bon port et qui s’est retrouvé près du remblai de la Baule un jour de brume : « On a entendu des bruits de mobylettes, on s'est dit qu’il y avait un problème, on a fait demi-tour ».

Ce n’est qu’exceptionnellement que le public peut monter à bord pour une balade au large. Ces sorties sont organisées avec l’OT qui gère les réservations. Elles auront lieu les 7, 28 et 29 juillet et les 2, 14 et 16 août. Réservations indispensables pour un moment de partage unique avec l’équipage ; avec un peu de chance, l’on vous confiera même la barre franche pour sentir davantage les vibrations de la coque dans les embruns.
Pour financer l’entretien, l’association vend lors des fêtes locales des accessoires et vêtements aux armes du Poulligwen et organise des sardinades, notez déjà le rendez-vous du 9 août sur le port  à partir de 18 h 30.   
                  
Le samedi 18 août, La Poulligwen va fêter ses 20 ans lors de la manifestation « Le port en fête ».



AG : Foyer des anciens vendredi 20 avril à 18 h 30
                 
Pratique :
Contact : 06 87 27 61 87
http://lachaloupesardiniere.jimbo.com
Office du tourisme : 02 40 42 31 05

contact@tourisme-lepouliguen.fr

 
 

Auteur : JRC | 16/04/2012 | 0 commentaire
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