Le Pouliguen Infos

Conseil municipal : concerto pour majorité et oppositions

Le conseil municipal de ce mardi soir ne traitait pas de points capitaux pour la Commune. Pourtant les oppositions n'ont pas laissé passer une seule occasion de réagir, y compris pour la question diverse concernant le CPIE.

Le sujet des halles a ouvert le conseil avec un cortège d'avenants à valider. On revient sur les désormais fameuses grilles « qui ne ferment pas tout le marché », les eaux de lavages qui « ne sont pas que des eaux usées ». Le maire rappellera qu'une rénovation apporte toujours des avenants. Et les subventions ? « Le Fisac n'a toujours pas répondu ». Votent 4 s'abstiennent 6.

Des cartes de bruit doivent être établies sur les communes du Croisic, Batz/mer, La Baule, le Pouliguen et Guérande. Chaque commune règlera en fonction du nombre d'habitants. Cap Atlantique et la CARENE se sont associés dans cette démarche. C'est l'agence pour le développement durable de la région nazairienne (ADDRN)  qui assurera la maitrise d'ouvrage, assistée du centre technique et de l'équipement (CETE). Coût total 78 418 € dont 47 541 € pour le cabinet IMPEDANCE qui effectuera le travail, 24 000 € pour l'ADDRN et 6 877 € pour le CETE. Norbert Samama fait remarquer les valeurs relatives des coûts de prestations d'élaboration et de suivi. « On leur signalera » indique le maire.

C'est ensuite une interminable discussion qui s'engage au sujet de la création de deux logements d'urgence sur un terrain sis au 31 boulevard du Civanam. Coût total 242 272,11 €. Selon Christian Canonne ce ne sont pas deux logements qui doivent construits mais l'accueil pour « deux lits ». Il discute l'utilisation des fonds pour du logement social. Les amendes sont évoquées (si les accueils ne sont pas créés). Christian Canonne demandera plusieurs fois « quel est le montant des amendes » ? Yves Laîné s'agace : « je me fous des amendes ! Qu'est-ce que du logement d'urgence si ce n'est pas du social ! » . Il insiste : les logements sont mutualisés (utilisables par les communs voisines). Il « félicite les auteurs de ce projet, et en est fier ». Tandis que le conseiller municipal d'opposition« se demande si c'est une réponse adaptée ». Pour finir le projet est voté à l'unanimité.

Pour répondre au dispositif dénommé aire de mise en valeur de l'architecture et du patrimoine (AVAP), la Commune doit créer une commission locale (consultative) comportant notamment sept élus dont deux ne faisant pas partie de la majorité. Les indépendants n'auraient pas posé leur candidature à temps, le groupe Canonen se retrouve avec les deux places, et malgré les essais répétés de Norbert Samama n'en cèdera pas une.

Au sujet d'une charte pour les  agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles tous sont d'accord pour dire que c'est un bon document mais les deux oppositions regrettent que la commission personnel ne soit pas souvent réunie. « Elle le sera avant la fin de l'année ».
 

CPIE Les Korrigans des questions : peu de réponses mais des responsabilités politiques

L’association des Korrigans se trouve confrontée à un problème de trésorerie. Un administrateur judiciaire devrait être nommé vendredi à moins que le tribunal en décide autrement et entraîne l’association vers une liquidation.
Une des causes de ce déficit est le loyer. En France une grande majorité des CPIE sont hébergés à titre gratuit.
Rappelons que le bailleur est la Ville  du Pouliguen. Une récente décision du conseil  municipal avait revu le loyer à la baisse pour un coût annuel de 43 000 euros, l’association proposant des contreparties à la Mairie en laissant des salles disponibles. C’est pourtant toujours l’ancien loyer annuel de 80 000 euros qui court car la Ville n’a pu signer de nouveau bail.  Ce loyer "exorbitant" de 80 000 euros avait été fixé la précédente municipalité. Christian Canonne s’est opposé à la réduction du loyer estimant que c’est une subvention déguisée et vient d’intervenir auprès du Préfet.

Yves Lainé espère pouvoir signer prochainement le nouveau bail.

Pour Christian Canonne « quand une délibération est votée elle est exécutoire, si la signature du bail n’est pas faite c’est de votre responsabilité. »

Yves Lainé de rétorquer « Votre courrier au Préfet a empêché la signature. » et d’ajouter,
« Nous allons travailler avec le CPIE pour voir ce qui est possible pour l’avenir. »

En attendant le CPIE a une activité rayonnante au-delà de la commune. Des emplois sont menacés. l'association est aussi victime de politiques qui veulent couper les cheveux en quatre. Il faudra aussi déterminer les responsabilités politiques de cette affaire.

 

Auteur : JBR | 18/09/2012 | 4 commentaires
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Vos commentaires

#1 - Le 19 septembre 2012 à 16h58 par Christian Canonne
Vos informations sont fausses : la précédente municipalité n'a signé aucun bail - ni "exorbitant" ni autre - avec le CPIE.
L'opposition a effectivement proposé de maintenir à compter de 2012 le nouveau bail au niveau antérieur, mais en proposant de subventionner le CPIE en tant qu'association dans le cadre d'une convention.
Le fait que le nouveau bail n'ait pas été signé n'est pour rien dans les difficultés de trésorerie de l'association puisque les loyers qui auraient pu relever du nouveau bail n'ont pas été payés du tout. En fait, ce n'est pas fin 2011 qu'il fallait réagir dans l'urgence, mais en 2009 en prenant le temps de discuter de solutions pérennes, ce que n'a pas fait la municipalité.
En Loire-Atlantique un autre CPIE est effectivement logé à titre gratuit, mais par une intercommunalité, et non par une commune.
Ici, il y a un CPIE et une activité sociale, la MECS qui, elle, ne relève en aucun cas de la compétence et donc d'une subvention communale. Le problème (voir l'écho de la presqu'ile), c'est que la section environnement (CPIE) a épuisé sa trésorerie en comblant le déficit de la MECS.
Comme vous le voyez, le problème est plus complexe que ce que vous en laissez paraitre.
#2 - Le 21 septembre 2012 à 19h14 par Éclairage public
Éclairage public
Encore une intervention remarquable de l'ineffable Canonne ci-devant attaché parlementaire du non moins remarquable Sénateur Nouveau Nouveau Centre Guerriau.
Nous nous permettons de reprendre les déclarations faites par le bon Apôtre Christian, au sujet du CPIE et de les confronter avec l'article de l'écho de la Presqu’ile Guérandaise de ce vendredi 21 septembre.
Si vous y voyez une quelconque cohérence, il serait utile de puiser dans les archives municipales ainsi que dans les pieuses déclarations publiques de l'ancien Maire concernant l'affaire du CPIE depuis ses débuts...Cette comparaison nous permettra de classer définitivement M. Christian Canonne parmi les meilleurs personnages de Georges Courteline. Et encore, c'est une bien trop grande référence pour lui.
#3 - Le 24 septembre 2012 à 12h23 par Brig
Quel commentaire stupide!
Cet éclairage public "pue" la haine, il doit avoir un ulcère à l'estomac!
#4 - Le 04 octobre 2012 à 11h22 par Robindb
Ce n'est pas le loyer en tant que tel qui est la cause du déficit cumulé ces dernières années par le CPIE. Avant le rachat du centre par la commune, l'association précédente remboursait bien depuis des années un emprunt d'un montant équivalent. Le déficit de 2008 était principalement dû aux activités environnementales et non aux activités sociales trop facilement attaquées pour essayer de cacher la vérité des chiffres. La section environnement n’a pas du tout comblée un déficit de la MECS, bien au contraire.
Incriminer le secteur social relève de la duperie car il faut savoir qu'une MECS est totalement autonome financièrement et n’agit donc pas sur les comptes du CPIE. Les excédents comme les pertes sont "reprises" par le Conseil Général qui en a l'autorité et la compétence. Les résultats financiers de la MECS, positifs comme négatifs le cas échéant, sont donc bien distincts des activités Environnement.

Concernant "Eclairage public" qui propose de se référer à l'Echo de la Presqu'île" du 21.09, l'article en question manque cruellement d'investigation. Cela permettrait une information moins univoque, mais aussi moins d'amalgame et de contre-vérité.

Dorénavant l'activité sociale "MECS", déjà établie depuis un moment sur Guérande, sera dirigée sous convention de gestion par une association nantaise grâce au travail du Conseil Général (et non du CPIE - cf. aticle de l'Echo), et l'ensemble des emplois devrait être conservé.

Le centre des Korrigans fonctionne depuis 40 ans et a donné naissance aux activités sociales puis territoriales grâce aux bénéfices de l’accueil des classes de découvertes et des groupes. Ce sont aujourd’hui ces activités nourricières qui sont menacées !
Reste environ 15 emplois liés au secteur Environnement dont environ 5 directement liés au centre Les Korrigans. Réponse très prochaine du TGI... Mais quel gâchis !

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