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Conseil Municipal : La rénovation des halles fait toujours débat

Réunis pour se prononcer sur neuf ordres du jour, les conseillers municipaux ont longuement débattu sur les travaux des halles. Si d'autres points ont été abordés, eux n'ont pas été remis en question.

Les deux premiers ordres du jour, concernant les travaux engagés pour la rénovation des halles entraînent de nombreux débats. Après que Mr Debatisse ait présenté la répartition des lots de travaux et réhabilitation, attribués après un appel d'offre, Elisabeth Loday met en doute les chiffres annoncés par la mairie. Mr le Maire avait en effet annoncé dans un bulletin municipal une estimation du coût des travaux de 896.000€ HT, chiffre sous-évalué selon l'opposition qui annonce plutôt un coût de 1.160.000 € HT, une fois prises en compte les dépenses annexes liées aux travaux.
L'atmosphère devient très vite houleuse entre les élus, qui sont rejoint par le public dans la contestation et les critiques. Si ce dernier se fait plus calme sur demande du maire, les élus eux continuent leur charge.

Une estimation contestée du montant de l'investissement
Mme Loday déplore « le manque d'information et de transparence vis à vis des pouliguennais »,  ainsi que « la non maîtrise financière du dossier ». Christian Canonne annonce ses propres estimations, un coût total de 1.360.000€ ; un montant que Norbert Samama renchérit en l'approchant du million et demi d'euros. Il ajoute « votre programme, Monsieur le Maire, se basait avant tout sur la maîtrise des dépenses », insistant sur l'augmentation inexorable du montant annoncé des travaux. Une seule solution se présente, pour l'élu, reporter l'attribution des lots, qui était soumise au vote des conseillers municipaux, afin d'observer un référendum local décisionnel, qui permettrait, le cas échéant, d'obtenir l'assentiment de la population du Pouliguen. Cette proposition fait débat au sein de la majorité, pour laquelle il est déjà trop tard pour organiser un tel référendum. Norbert Samama tient néanmoins à rappeler que cette procédure a déjà été mise en œuvre dans d'autres villes, pour des projets similaires.
Daniel Pihour interroge une nouvelle fois le maire, souhaitant connaître l'enveloppe maximale qui pourra être allouée à ce projet de rénovation. Yves Lainé tente d'esquiver la question, mais, une fois relancé il s’arrête sur un montant : 1.200.000€ « mais ceci est un montant prévisionnel qui pourra varier de quelques dizaines de milliers d'euros ».
Christian Canonne monte au créneau face à cette prévision, il rappelle la volonté du maire, exprimée en novembre 2009, de respecter l'enveloppe qui avait été déterminée alors, et de la faire respecter par l'architecte. L'élu critique le choix de rénover des halles, qui a fait augmenter la facture, et remet en question le niveau de la mise aux normes mise en place. Il observe en effet que la réfrigération du local poubelle, annoncée dans les programmes de mise aux normes, n'est pas comprise dans les marchés de travaux considérés, et donc que celle-ci se fera séparément, ajoutant de nouveaux coûts à ces travaux. Il critique de même la propension qu'a le Maire à mettre en avant des subventions dont la perception par la ville reste pour le moment du domaine de l'hypothétique.
Norbert Samama critique finalement le manque de dispositions prises par la mairie en cas de gonflement du coût des travaux, alors qu'il avait déjà préconisé de comprendre dans les contrats une clause fixant dans ce cas des pénalités. Christian Canonne le rejoint dans cette critique et demande s'il serait possible de sanctionner le maître d’œuvre, responsable du changement du toit des halles et par là même de l'augmentation du coût des travaux.

Si les débats sur ce sujet durent plus d'une heure, les lots de marché de travaux sont attribués comme prévu. De même est voté l'augmentation de l'avenant versé au maître d’œuvre du projet de rénovation, du fait de prestation s'étant ajoutées aux travaux initialement envisagés

D'autres décisions faisant concensus.
Les autres décisions soumises au vote du conseil municipal ont été moins polémiques. La construction de deux logements d'urgence, en bénéficiant d'une aide de 60 000€ distribués par Cap-Atlantiquea été approuvée à l'unanimité. De même, l'extension du « Pass Association » aux villes du Croisic et de Batz-sur-Mer n'a soulevé aucune observation des élus.

Il faut aussi noter que la Cour d'Appel de Paris a reconnu le préjudice subi par la ville lors du naufrage de l'Erika, et a évalué les dommages à 674.081,69€. L'action judiciaire n'a néanmoins pas touché à sa fin, le conseil ayant décidé de poursuivre l'action pénale devant la Cour de Cassation.

Auteur : G.S. | 27/07/2011 | 0 commentaire
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