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Sculpture vivante : le club Honkaku bonsaï du Pouliguen

Un bonsaï, est selon la tradition japonaise, un arbre ou une plante dans un pot. Évidemment, bien au-delà de cette définition primaire, cet arbre, miniaturisé par des techniques de taille très particulières, de ligatures des branches et d’interventions sur les racines, permet, si l’on est doué, d’en faire une œuvre d’art.

Les bonsaïs sont habituellement groupés en trois catégories, selon leurs dimensions ; une classification avec des mots japonais, un code  martial que l’on retrouve également dans les différentes formes « sculptées ».
On parle de style comme le Shakan représentant un arbre incliné par le vent ou  le Kengai, un tronc en cascade qui retombe au-dessous du pot, ce qui donne l’impression que l’arbre est accroché à une falaise  tombant dans le vide. Laissons à notre puriste le soin d’expliquer cet  art très particulier dont la vertu première est la patience.

Créer une émotion

L’amateur éclairé et grand manitou du club du Pouliguen est Jean-Michel Vitasse. Il a appris les techniques de base, voilà cinq ans avec un japonais vivant à Batz-sur-mer qui lui a transmis cet art avant de monter au paradis des bonsaïs. Depuis, fort d’une collection de 300 pièces,  l’homme distille ses connaissances à des élèves assidus qui se retrouvent une fois par mois pour des cours théoriques et pratiques.
« La définition de bonsaï, c’est arbre façonné en pot ; donc il ne suffit pas de planter un arbre dans un récipient. Pour qu’il devienne un  bonsaï, il faut intervenir dessus sans que cela se voie ; l’on cherche l’harmonie de l’arbre en équilibrant les branches et en les guidant pour créer une émotion chez celui qui le regarde ».
Sa définition d’un bonsaï réussi ? : « Si l’on passe devant un bonsaï et que l’on n’a pas envie de le regarder, ce n’est pas un bon bonsaï ! ».
Si l’on est très patient, nous dit notre homme, sans malice, c’est de démarrer d’une graine. Évidemment, l’on n’est pas près de contempler son chêne centenaire, mais, l’on peut partir d’une bouture ou d’un arbre prélevé dans la nature ou acheté en pépinière.
Chaque végétal a sa taille propre, l’on n’intervient pas sur une vigne comme sur une azalée. Dans l’ensemble, la technique reste la même, outre la taille ; à l’aide de fils, l’on oriente les branches pour donner un aspect « âgé » ; car comme le proclame le sage Jean-Michel Vitasse : « Plus un arbre est ancien, plus on va l’admirer ».
« Avec trois branches, l’on doit donner l’impression que notre chêne en pot a 300 ans ». Il n’y a  plus qu’à oeuvrer avec constance et détermination.
Aux détracteurs qui parlent de torture des végétaux, la réponse est la suivante : «Lorsqu’on tond sa pelouse ou que l’on taille son rosier, on ne dit pas qu’on les fait souffrir ».
Les soins presque quotidiens font que ces arbres miniatures vivront plus longtemps que leurs homologues plantés dans la nature. Il existe des bonsaïs de 300, voire 400 ans qui valent des fortunes.

Le plaisir dans la contemplation

Il existe deux sortes de bonsaïs, intérieur et extérieur, Jean-Michel Vitasse estime que ceux que l’on trouve aux moments de fêtes dans les magasins sont des bonsaïs d’intérieurs à éviter : « Ce sont des plantes exotiques qui obligent des soins constants (taux d’humidité, lumière, chaleur) ». À fuir donc sous  peine de grande déception au bout de quelques semaines.
Il faut donc privilégier le bonsaï d’extérieur qui va vivre sa vie d’arbre comme ses congénères (ou presque). Au sein du club, on ne travaille que du bonsaï d’extérieur, toutes les essences sont accessibles à cet art comme les fruitiers, pommiers, poiriers qui vont même fleurir ; par contre, la réduction par la main de l’homme ne touche pas le fruit qui grandit normalement, il est donc prélevé précocement pou préserver les branches.
Pour conclure : l’art de bonsaï ? : « L’art de la patience et prendre du plaisir à les regarder et les voir pousser ».

Pratique :


Contact : Jean-Michel Vitasse : 06 22 34 68 81
Cours à la salle de la Duchesse Anne, le 1er dimanche de chaque mois
de 10 h à 12 h (cours théorique) et de 14 h à 17 h (cours pratiques)
Ouvert à tous, même débutants. Cotisation annuelle : 110 €.
(Il n’est pas nécessaire de posséder un bonsaï pour participer aux activités du Club).
 

Auteur : JRC | 05/03/2012 | 0 commentaire
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