20 h 30 au Pouliguen, le maître de cérémonie reçoit ses invités avant d'aller s'assoir à la table « du premier rang » des candidats avec plusieurs colistiers majeurs qui seront adjoints en cas d'élection ainsi le sport, les finances, les travaux par exemple. Le candidat la joue « cool », en chemise blanche pour être sérieux mais pas de veste, pas de cravate, pas de look gentleman sur le port, comme sur sa plaquette. Le ton est déjà donné, « comme à la maison ». Et tout au long de son discours le candidat expliquera comment son équipe sera « à l'écoute, présente », comment elle « défendra les Pouliguennais ».
Depuis le pupitre, c'est Sylvie Fraslin, épouse d'un candidat qui présente impeccablement les colistiers, CV court, un petit mot personnel, souvent familial. Chacun se lève, et se rassoit. Pour la plupart ce sera leur seule intervention.
« Du bon sens, encore du bon sens et toujours du bon sens » annonce le candidat qui soulignera l'expérience rappelant qu'il a déjà occupé la fonction et qu'il repart avec « des confirmés » (Françoise Sallé, Jean-Claude Letournel par exemple) et bien entendu son atout majeur Liz Loday pour la gestion « saine et maîtrisée ». « Pas de catalogue, ne promettre que ce qui est réalisable », « d'accord avant l'élection dans l'équipe, nous avons écrit » pour « éviter les frustrations » et « une équipe qui se sépare en moins d'un an ». Et d'un, pour les deux candidats concurrents.
Poursuivant sur les budgets et rappelant que les dotations vont diminuer (environ 200 k€) , «il faudra anticiper » ; occasion de souligner « les halles dont le budget a triplé et les subventions pas obtenues », et de deux, pour le maire sortant cette fois. « Limiter les études à l'indispensable », « maîtriser les coûts de fonctionnement », veiller à ce que les transferts de compétences ne fassent pas augmenter les taux intercommunaux (traitement des eaux pluviales par exemple) sont autant de points de gestion à contrôler.
Il reconnaît que la Ville « n'est pas trop endettée » mais que le désendettement n'est pas le fait de la gestion de l'équipe sortante (fonds Erika pour 700 000 €). Ce sont surtout les reports de travaux pour 1 800 k€ qui sont pointés (une photo du ''logement d'urgence en cours'' montre un terrain encore nu). Les spectateurs peuvent déjà arrêter de compter, le score fleuve serait celui d'un récent match de rugby...Un peu facile cependant quand l'adversaire est absent, mais concurrence oblige.
Commençant par les anciens : d'autres petites maisons un peu comme celles « que nous avions déjà construites, mais hors cadre HLM, avec des loyers adaptés » . Pour eux Christian Canonne prévoit aussi un service d'information dédié, et un CCAS plus «mobile » en cas de besoin. Il veut « être présent, à l'écoute ».
Le Pouliguen perd de la population, et si le bâtiment est le secteur le plus actif (devant restauration et hôtellerie) grâce à la rénovation des maisons vendues en secondaire, le prétendant veut aider les actifs et plutôt les familles. « Les aides c'est bien, elles continueront », accession aidée à la propriété liée à une interdiction de revente en secondaire, chèque enfant, pass associations, aide au bafa pourquoi au permis de conduire, etc.. soulignant au passage ce que « déjà » il avait mis en place. Pour lui, c'est par l'aide aux jeunes que Le Pouliguen peut faire la différence. Mais comme il le fait remarquer « il ne faut pas faire des T2 en logements sociaux ».
À écouter le candidat et ses colistiers qui interviendront pour le sport ou les travaux, la ville s'est délabrée en six ans. Les toitures (celle du stade), les routes, la salle des fêtes (« à part un lave-vaisselle »), l'entretien n'a pas été suffisant et il y a un retard considérable à combler et des budgets importants à engager. D'abord la sécurité pour le sport par exemple, et «le boulodrome n'est pas la priorité ».
La voirie est toujours le point délicat : pour les vélos cela semble facile : « ôter les piquets et les bordures de trottoirs, veiller à l'état de la chaussée », « créer des stationnements ». « Une simple peinture » pour les bandes cyclables, déclare Hubert Lessard, retraité de la police nationale. Pas sûr que « moi je fais du vélo » suffise à convaincre. Le candidat quant à lui n'a pas évoqué le plan de circulation de la ville, sujet sensible des dernières années.
Pour l'orgue ? « On ne pourra pas l'arrêter, c'est trop avancé », « pas de position de liste», mais « c'est un bel instrument ».
Les bâtiments (quatre et deux annexes) seraient réhabilités pour ceux qui le nécessitent et réutilisés : « résidence d'artistes, pôle dédié à la jeunesse, un endroit ludique comme Poulpicket ». Autre idée: « aller chercher des stages à accueillir et y faire inclure les jeunes Pouliguennais ». Des fêtes familiales aussi pourraient y être reçues. Pas de délégation de service public, tout cela serait géré par la commune. L'équipe ne veut pas en faire « une affaire privée ».
Liz Loday croit en la vocation touristique du Pouliguen, elle souhaite « simplifier la vie des Pouliguennais »,et une ville «équilibrée et solidaire». Elle pense que le port doit être rénové et la ville « revitalisée » : augmenter le nombre de lits, améliorer la qualité des deux campings (pas de troisième camping à l'extérieur), sécuriser les « déplacements doux », et appeler plus de clientèle internationale. « «Pour attirer, il faut séduire », « faire découvrir et revenir ». Toujours concise et efficace, elle montrera en deux photos projetées comment d'une rue certes renovée mais triste avec un revêtement « affligeant » on peut faire un joli lieu de promenade : « simple sobre et fleuri ». À son tour elle tâcle l'équipe sortante qui « n'a pas fait d'étude sur la rénovation du port », la dame ne joue pas qu'en défense et logistique, quelquefois elle s'échappe... et marque.
Pour les commerces, moins facile, « redynamiser », prudence ce soir … on fait bonne figure « concertation » mais les commerçants ont créé une liste...et il y aura sans doute un second tour. En tout cas, le port se ferait par tranches (budget 4,5 à 5 M€ ) ; il y aurait « des mesures d'accompagnement » pour compenser la gène des travaux, et surtout « une large concertation préalable». Mais la « compétence économique c'est Cap Atlantique » répétera plusieurs fois Christian Canonne, la ville peut augmenter « l'attractivité ».
« Plus de 100 associations », certaines pourraient participer plus à des animations festives, le soir sur le port, l'été une fois la semaine. La bibliothèque sera transférée, une salle de 250 à 300 personnes aménagée, et la salle de fêtes rénovée. (Applaudissements).
Ceux ont vu Christian Canonne, conseiller d'opposition au Pouliguen ne le reconnaissent pas ce soir. Pas d'envolée lyrique, pas de déclamations furieuses... C'est un autre homme, qui veut « écouter, être présent ». Pour les conseils municipaux, il veut les filmer, il veillera « à ce que les documents soient communiqués dans les temps ». Mais les commissions resteront « des lieux fermés, de travail ». Il veut aussi « être présent » à Cap Atlantique, pour « défendre son bout de gras », il rappelle qu'il est conseiller général, et qu'ainsi aussi « il est présent ». Il n'évoque pas le cumul des mandats. Il veut « tirer un trait » sur les conseils municipaux aux ambiances plus que tendues. Et là encore il joue son atout « c'est Liz » qui se chargera des relations avec l’opposition. Dans un accès d'humilité et d'humour qu'on lui reconnaîtra il explique pourquoi « elle est plus calme ». Il limitera les durées des conseils à trois heures trente, et peut-être aussi « mangera avant ». Il répète en terminant la réunion que « nous serons là, présents à votre écoute ».
Fin de campagne et fatigue associée - le candidat a indiqué « avoir fait beaucoup de porte-à-porte » - l'orateur Canonne avait mis la pédale douce ce soir, trop douce peut-être pour enthousiasmer une salle passablement atone qui n'a pas posé beaucoup de questions et a applaudi quelquefois mais avec parcimonie. Sera-t-il présent dans le fauteuil de maire ? De conseiller général ? Il l'a rappelé « il y a quatre listes, il faut voter dès le premier tour ».
Parmi leurs quatre candidats, les Pouliguennais ont le rare avantage sur la Presqu'île d'en avoir déjà vu deux à l'oeuvre. Alors quittent ou doublent ?
Derniers commentairesLe 05/04/2014 par Brigitte dans
Yves Laine réélu
Le 03/04/2014 par Brigitte dans
Yves Laine réélu
Le 02/04/2014 par POUCHET dans
Yves Laine réélu
Le 01/04/2014 par Samuel dans
Yves Laine réélu
Twitter réseau Média WebLe Pouliguen Infos : Flux RSS | Newsletter | Favoris | Plan du site | Galeries photos | Liens | Contact
Réseau Media Web :
Saint Nazaire | Pornichet | La Baule | Le Croisic | Batz Sur Mer | Guérande | La Turballe | Saint Brevin | Angers | Nantes | Brest
136, avenue des Ondines 44500 La Baule